dimanche 22 juillet 2018

Les Estivales de la Laine



Après en avoir visité plusieurs en tant que simple "consommatrice" (Rhinebeck, le Lot et la Laine, Felletin et la Filature Fonty...), j'ai eu envie de vivre un festival de la laine de l'intérieur.

Bien m'en a pris ! Les 14 et 15 juillet derniers a eu lieu la première édition des Estivales de la Laine à Authon, dans les Alpes de Haute Provence, dans le coin du massif des Monges que j'avais déjà tant apprécié à l'occasion d'un séjour en wwoofing il y a 2 ans. 

Et on peut dire que ça a été une réussite en tout point et un merveilleux souvenir pour la fibre-addict que je deviens chaque jour un peu plus...


Alors, je vous préviens tout de suite, je me suis tellement laissée absorber par l'expérience que j'en ai oublié de sortir l'appareil photo ! À part quelques clichés de la mise en place du vendredi et du samedi matin, les souvenirs sont donc pour la plupart dans la tête...


Mais j'avais quand même envie de vous partager ces vues du site, et me replonger dans ces lumières si particulières par la même occasion. Des montagnes et de la laine = le combo magique !



Couchers de soleil de malade - included !


Je me suis donc rendue sur place dès le jeudi pour aider au montage des barnums. Un bon groupe bien motivé et un peu d'huile de coude, les 4 tentes principales seront vite montées. Le reste des exposants s'installeront sous leurs propres auvents dès le lendemain. 

En attendant, on installe la signalisation, on délimite le terrain de camping à l'aide de lampions champêtres, et on installe les toilettes sèches, on prépare la zone où se dérouleront les ateliers, le tout avec bonne humeur et enthousiasme.

Première nuit sur place. Le silence, mes amis !!! La citadine contrainte que je suis en aurait presque oublié la saveur... Non, les grillons, les quelques aboiements lointains et les cloches des moutons de la bergerie toute proche, ça ne compte pas pour du bruit ;-)

- Petite brochette de bénévoles à l'ombre du grand arbre -

Le reste des bénévoles nous rejoignent rapidement, quelle belle expérience humaine ! De chouettes rencontres, des échanges de savoirs et d'expériences totalement désintéressés, de l'enthousiasme partagé pour toutes ces merveilles que nous aidons les exposants à déballer...

Les exposants, justement, parlons-en :



Janneke et Andrina sortent leurs merveilles du camion Wolkol,


pendant qu'Heike vide son coffre aux trésors.


La pétillante Élodie de Fil du Bon'R déballe son jardin de couleurs tout en prêtant main-forte à l'organisation sur toute la durée du festival !


Les fils plus rustiques ont également toute leur place, avec de très belles rencontres : Isabelle le Hir et Catherine Jossier de Transhumance,


et Sophie Bertolotti de Kamalaine et ses magnifiques teintures naturelles.


Les tresses magiques de Stéphanie alias Serial Fileuse,


et celles tout aussi colorées de Cécile de Plumes de Moutons et cie,


les boutons précieux de Cécile de Camelir... On en prend plein les mirettes ! (une présentation complète des exposants est disponible ici)

Ce festival aura aussi été l'occasion de voir ou de revoir les merveilles de Lisa de Squirrel's Yarn, d'Aurélie de Lanouchette's Factory, de Claire de la Colline aux Moutons, ou encore de Chloé dont j'admire comme une groupie l'éthique et la philosophie derrière son Atelier Fibre Laine...

Et les grenobloises étaient présentes en force avec la Pelote Vagabonde, HeikeMade et une partie de la joyeuse troupe des Greblogueuses !



Arts du fil comme autres pratiques artistiques, c'est sûr, les artistes sont dans la place :-)


Dimanche matin, c'est le ciel qui se la joue encre de chine !


Un bel orage de montagne qui contraindra quelques malheureux exposants à plier bagages. Par chance, pas trop de casse, et le festival pourra repartir de plus belle pour une seconde journée plein soleil.


Une journée qui finira bien trop vite ! Mais à voir les sacs plus que dodus et surtout les grands sourires sur les visages, je crois qu'on peut dire que nos visiteurs aussi auront apprécié l'expérience.

Le remballage sera tout aussi efficace et le dernier repas partagé entre bénévoles déjà empreint de nostalgie. Fort heureusement, de jolis souvenirs fibresques faciliteront le retour au bercail...

- Le butin du festival. La mémère se serait-elle mise au filage ? -

Un grand merci à Marthe de Caplaine pour cette belle initiative et tous les beaux projets qu'elle porte au quotidien autour de la promotion des arts du fil, à toute l'équipe de l'organisation pour la mise en œuvre et aux bénévoles pour tous ces moments partagés autour d'une passion commune, avec bonne humeur et bienveillance !

Alors, on signe où pour la prochaine édition ? ;-)

dimanche 27 mai 2018

Trièves, Terre Vivante


Je vous épargne le blabla habituel : mon dernier billet remonte à l'automne dernier, c'est un fait. Une certaine lassitude du virtuel, une exaspération certaine face à la lenteur de mon matériel informatique... Il n'en fallait pas plus !

Mais l'envie de partager toutes ces belles découvertes ne m'a jamais quittée et surtout le souhait de conserver ce carnet de souvenirs si plaisant à feuilleter me poussent aujourd'hui à reprendre le clavier.


Direction le Trièves, territoire préservé et méconnu du sud-Isère, à moins d'une heure de route de Grenoble.

C'est là que se niche un véritable petit havre de paix, le centre Terre Vivante, lieu d'expérimentation et de vie des éditions éponymes.

En ce lundi de Pentecôte, c'est l'affluence : la journée porte-ouverte rameute une foule de pauvres citadins en manque de verdure !





Heureusement, le domaine est assez grand pour ne pas se sentir à l'étroit, et partout la magie des lieux opère.







 

À ce qu'il parait, voici le 5 étoiles des nichoirs.


À vos palettes !






Un nichoir à perce-oreilles : pour l'équilibre du jardin, pensez bio-di-ver-si-té.





Mieux vaut une multitude de petites "chambres" adaptées à chaque insecte et réparties dans tout le jardin, qu'un grand hôtel qui risquerait de devenir le garde-manger des prédateurs.



Un lézard vert qui joue à cache-cache.


Le Mont-Aiguille, berceau de l'alpinisme, veille sur la vallée.


Des beautés naturelles...



parfois façonnées par l'homme.



Picnic au bord de l'eau, mais pour la baignade, il faudra attendre des températures plus clémentes !




Balade à travers champs, le temps se gâte au loin, mais la pluie nous épargnera.


La petite commune de Mens dévoile son charme suranné,


mais tout de même un peu désert ce jour-là.







Y'a quand même du monde au balcon !









Prochain billet dans la semaine ? Les paris sont ouverts ;-)